C’est aussi cela ahimsa…

Voilà, les périodes de confinement, les restrictions sanitaires sont pour la plupart levées. Nous retrouvons le chemin des salles pour pouvoir, enfin, à nouveau pratiquer ensembles.

Je dois dire que ces mois éloignés de mes élèves, en contact avec certains seulement par vidéo, ont été, j’ose le dire, éprouvants.

Car rien ne vaut le contact humain direct, rien d’autre que la pratique en salle ne permet de sentir l’énergie particulière qui peut se dégager d’un cours et qui change d’un cours à l’autre, d’un jour à l’autre. Rien ne vaut ces discussions informelles avec les élèves avant ou après le cours. Rien de tel que nos élèves pour nous redonner du dynamisme, de l’entrain.

Je sais que certains ont mis à profit cette période récente pour accentuer leur pratique personnelle.

Oserais-je le dire ? Pas moi. Oui, pas moi ! Je suis certes enseignant de yoga, mais je suis aussi humain, je suis, comme beaucoup, sensible aux atmosphères, aux ambiances et j’ai été affecté par l’ambiance générale de ces derniers mois. Une sorte de lassitude, de déprime rampante, de sentiment d’enfermement, de « à quoi bon »…

Faut-il culpabiliser ? Certainement pas ! Certains me jugeront peut-être, estimant que mon attitude d’abandon et pire, mon aveu public, ne sont pas digne d’un « vrai » yogi. C’est leur affaire. Pour moi le vrai yogi n’est pas le yogi parfait et idéal, mais celui qui, humblement, fait avec le corps qui est le sien, les problèmes qui sont les siens au quotidien, de quelque ordre qu’ils soient. Le vrai yogi est celui qui, comme tout un chacun, fait comme il le peut, se débat parfois avec ses démons, ses « j’ai pas envie », ses moments de lassitude et qui s’y abandonne. Mais c’est aussi celui qui se rendant compte qu’à la longue cet état n’est pas ce qu’il y a de mieux pour lui va se remettre en selle, retrouver sereinement le chemin du tapis et explorer à nouveau ses asanas, son prânâ, son mental, qui va retrouver plaisir à ce voyage intérieur.

Pas de culpabilité, pas de complaisance non plus, rien de tout cela n’est utile. Juste une claire conscience des choses et quand le temps est venu, reprendre la route…

Voilà. J’étais parti pour écrire un article sur les kriyas et je me suis soudain senti poussé par je ne sais quelle impulsion à écrire cet article. Non une confession, il n’y a pas de péché, pas non plus un aveu de faiblesse, avouer suppose une forme de culpabilité. Non, juste un moment de vérité, simplement.

Pourquoi ? Par volonté de transparence ? certes non, ce qui est intime doit demeurer intime en général et je n’ai pas à prouver ou montrer quoi que ce soit. Pour me faire de la publicité ? Pas plus, je m’y prendrais autrement. Pourquoi alors ?

Simplement pour que ceux qui me lisent, si la même chose leur est arrivée, puissent se dire que ce n’est pas grave, que sur le chemin on peut faire des haltes et repartir, peut-être avec plus d’entrain et plus d’énergie qu’avant. C’est aussi cela Ahimsa.

Un avis sur « C’est aussi cela ahimsa… »

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :